Publications scientifiques

Jimenez.E, Influence des jeux d’actions et de rétroaction des sous-systèmes sociaux sur les variables de bien-être professionnel – Le cas des chefs d’exploitations agricoles costarmoricains. Thèse de doctorat, Sociologie. Université Rennes 2, 2018.

https://hal.archives-ouvertes.fr/tel-02268829

Au cœur d’une crise économique, sociale et environnementale, le monde agricole costarmoricain vit une période difficile, depuis quelques années, et essuie les plâtres d’une conjoncture déprimée par les évolutions du marché. Ainsi, à l’orée d’un tournant de l’histoire agricole, la présente étude tend à examiner les facteurs de bien-être professionnel dans un contexte ou l’enjeu est désormais de concilier un grand nombre d’exigences globales et locales au cœur du travail agricole. Au-delà d’une simple profession, le métier d’exploitant agricole s’inscrit dans un système socio-économique qui lui est propre, lui-même composé de sous-systèmes particuliers à la profession agricole. Par conséquent, il se constitue d’un milieu où s’entremêlent de multiples logiques, stratégies, jeux d’acteurs et identités particulières. Dans une perspective compréhensive, ce travail de thèse tend à saisir à travers une modélisation systémique l’impact des facteurs conjoncturels, structurels et culturels sur les variables de bien-être professionnelles des exploitants agricoles costarmoricains. Ainsi, seront appréhendées les différents éléments constitutifs des variables et facteurs de risques au travail.

Jimenez.E, « Bretagne et agriculture : un amour vache. Le cas des agriculteurs costarmorains », dans Le Coadic.R, Francis Favereau. Mélanges en hommage au passeur de mémoire. Morlaix, Skol Vreizh Editions, 2018.

L’identité professionnelle des agriculteurs costarmoricains est étroitement liée à l’identité bretonne. Telle une histoire d’amour passionnelle, cette relation s’est construite à travers l’envie, le dédain, les projections dans un futur meilleur, l’oubli des mauvais moments, la colère, la frustration, la déception, la revendication. Cet article se propose d’étudier les mutations identitaires qu’ont engendrées les différentes évolutions socio-économiques sur l’identité bretonne et la profession agricole, ainsi que sur les liens susceptibles d’exister entre elles deux.

Jimenez.E, Crise agricole ou la déstructuration d’une profession. Le cas des agriculteurs costarmoricains, 15es Journées Internationales de Sociologie du Travail, LEST Kekmokop, Athènes, Grèce, 13 mai 2016

La libéralisation et la spéculation sur le marché mondial des denrées alimentaires n’a eu de cesse de bousculer les organisations agricoles à travers une succession de crises, depuis les années 1990. Localement, les retombées socio-économiques, des fluctuations des prix des productions agricoles, semblent redessiner les relations professionnelles entre les agriculteurs et plus largement la profession agricole. C. Dubar (2011) objectivait les organisations professionnelles à travers leurs propensions à développer, restaurer et organiser les professions au cœur du développement des sociétés modernes, assurer une cohésion sociale et morale du système social et créer une alternative à la domination du système capitaliste. Il paraît donc opportun de se pencher sur la question de l’existence même d’une profession agricole. Le modèle professionnel relayé par les représentants agricoles défendant unité et solidarité existe-t-il toujours ? Est-ce une réalité ou une utopie ? Quels impacts les crises successives et la libéralisation du marché ont-elles eus sur le modèle professionnel et la cohésion de ses acteurs ? Peut-on encore parler d’identité collective ? L’objectif de cet article est donc d’analyser les retombées locales des crises agricoles sur les rapports professionnels des agriculteurs.

Jimenez.E, Une relation complexe et ambigüe au temps de travail : le cas des agriculteurs costarmoricains, 9es journées de recherches en sciences sociales, INRA–SFER–CIRAD, Nancy, 10 décembre 2015

En 2013, les agriculteurs français déclaraient travailler 54,7 heures par semaine, soit une moyenne de 7,8 heures par jours. À statut de travailleurs indépendants équivalents, les artisans, commerçants et chefs d’entreprise déclaraient travailler 47,9 heures par semaine, soit une moyenne de 6,8 heures par jour. Avec prés de 7 heures de travail hebdomadaire en plus pour les agriculteurs, soit l’équivalent d’une journée de travail, se pose la question des facteurs de leur suractivité.

Jimenez.E, Système d’exploitation : quels impacts sur les facteurs de bien-être professionnel des exploitants agricoles costarmoricains, 3e journée d’étude des doctorants en sociologie des groupes professionnels, RT1 Savoir, Travail et Profession, Association Française de sociologie, Université́ de Versailles.

Au cœur d’une crise économique, sociale et environnementale, le monde agricole breton vit une période difficile, depuis quelques années, et essuie les plâtres d’une conjoncture déprimée par les évolutions du marché. Ainsi, à l’orée d’un tournant de l’histoire agricole, la présente étude tend à examiner les facteurs de bien-être professionnel – en termes d’espace, d’identité, d’organisation et de marché économique – dans un contexte ou l’enjeu est désormais de concilier un grand nombre d’exigences globales et locales au cœur du travail agricole. Cette recherche multidimensionnelle s’appuie sur différentes branches de la sociologie telles que la sociologie rurale, la sociologie du travail ou encore la sociologie des identités professionnelles. Elle trouvera néanmoins ses fondements dans la théorie de la sociologie des organisations. Au-delà d’une simple profession, le métier d’exploitant agricole s’inscrit dans un univers institutionnel propre, un espace défini en interactions avec une grande variété d’organismes para-agricoles. Par conséquent, il constitue un milieu où s’entremêlent de multiples logiques, stratégies, jeux d’acteurs et identités.

WordPress.com.
%d blogueurs aiment cette page :